Monthly Archives: mai 2011

Déclenchement du niveau de veille saisonnière

Depuis le terrible épisode de la canicule en 2003 qui a tué près de 15 000 Français, les pouvoirs publics ont pris conscience de la nécessité de s’occuper des personnes isolées en période estivale. Si de nombreuses associations œuvres au cours de l’hiver au profit des personnes démunies, elles sont malheureusement moins présentes pendant l’été. En outre, la problématique de la chaleur affecte aussi des personnes en parfaite situation sociale mais qui sont simplement trop isolées pour être en parfaite sécurité. Au-delà de l’intervention des pouvoirs publics, les mutuelles santé et l’Assurance Maladie accomplissement un travail remarquable. Il n’est effectivement pas rare de voir la mutuelle santé d’un adhérent s’enquérir de son état de santé pendant l’été à travers la mise en place d’une plate-forme téléphonique dédiée. La mutuelle santé communique également énormément par le biais postal ou électronique autour de cette thématique de déshydratation estivale. Par ailleurs, l’Assurance Maladie et les professionnels de santé sont évidemment très actifs également à ce sujet.

Néanmoins, le meilleur rempart contre les risques inhérents à cette période estivale réside certainement dans l’établissement d’une relation humaniste à l’égard de sa famille, de ses voisins voire de simples anonymes. Il suffit de veiller à ce que les personnes fragiles de notre entourage ne subissent pas trop négativement les conséquences de la charte. Toutefois afin de se substituer aux entourages ou aider les personnes très isolées, les pouvoirs publics déclencheront dès demain le niveau de veille sanitaire : « Conformément aux dispositions prévues par le plan national canicule, Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé et Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, déclencheront le niveau de veille saisonnière le mercredi 1er juin. Cette veille saisonnière sera automatiquement désactivée le 31 août, sauf si des conditions météorologiques particulières justifient son maintien ». Cette décision entraîne la mise en place de nombreux dispositifs accessibles par voie téléphonique ou tout à fait concrète et dont la finalité commune est de venir en aide aux personnes défaillantes ou susceptibles de l’être. En conséquence, il convient de souligner avec satisfaction que les pouvoirs publics sont parvenus à tirer une leçon efficace des graves évènements de 2003.

CPAM : évolution horaire à Quetigny

Conformément à son organisation décentralisée, l’Assurance Maladie dispose d’antennes dans les plus grandes villes de France. A cet égard, il s’agit d’une différence avec les mutuelles santé qui éprouvent de grandes difficultés à s’étendre sur le territoire hexagonal. Alors que l’Assurance Maladie est la seule représentative du régime obligatoire de protection sociale même s’il existe quelques exceptions relatives notamment aux étudiants et aux travailleurs indépendants, les mutuelles santé sont quant à elles très nombreuses sur le marché de la protection sociale complémentaire. Il est en conséquence très difficile pour une mutuelle santé de prendre un bureau dans l’ensemble des villes de France parce qu’elles disposent généralement d’une surface financière limitée. Les ressources financières d’une mutuelle santé se limitent souvent aux cotisations payées mensuellement par les adhérents, même si elles peuvent être bonifiées par le biais de placements pertinents. C’est pourquoi, il serait de bon aloi que la Mutualité Française qui regroupe plus de 600 mutuelles santé prenne l’initiative d’un tel déploiement hexagonal parce que cela faciliterait énormément la vie des assurés.

Toutefois afin de compenser cette lacune, les mutuelles santé ont développé des services Internet particulièrement performant. A cet égard, l’Assurance Maladie est désormais aussi efficace puisqu’elle profite d’Internet pour informer les assurés sociaux sur l’existence de modifications horaires notamment. La Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Côte-d’Or est d’ailleurs très active en ce sens comme en témoigne son message récemment publié à propos des nouveaux horaires pour la permanence de Quetigny : « La permanence Assurance Maladie (Cpam) de Quetigny – située au Château Services, 22 avenue du Château – a changé d’horaires. Un conseiller Assurance Maladie vous accueille désormais le mardi, toute la journée,  toujours sur rendez-vous en appelant le 36 46 (prix d’un appel local depuis un poste fixe).Cette permanence est organisée sur rendez-vous pour toutes vos questions sur la CMU, les indemnités journalières, les accidents de travail ». Enfin au regard de l’équilibre de plus en plus fort entre l’Assurance Maladie et les mutuelles santé en terme de remboursement, certains s’interrogent sur l’opportunité de fusionner la représentation géographique de ces organismes qui conservaient naturellement une totale indépendance identitaire.

Quelles solutions aux dépassements d’honoraires ?

Si la pression médiatique est presque complètement retombée, la problématique des dépassements d’honoraires n’a pas été résolue. Cette polémique à propos des dépassements d’honoraires est le résultat de la publication d’un rapport par l’Assurance Maladie. Confrontée à des déficits structurels liés à la Sécurité Sociale, l’Assurance Maladie est encore plus acculée par les dépassements d’honoraires dont elle assume un remboursement partiel dans certaines situations. Au-delà du courroux de l’Assurance Maladie, la croissance exponentielle des dépassements d’honoraires est également de nature à agacer les particuliers ainsi que les mutuelles santé. En effet, la mutuelle santé d’un adhérent victime d’un dépassement d’honoraires à l’occasion d’une consultation médicale procèdera à son remboursement partiel ou intégral en fonction des conditions contractuelles entourant son adhésion. Néanmoins, les mutuelles santé ne peuvent pas continuellement faire face à cette augmentation tarifaire des consultations médicales dans la mesure où cela a tendance à devenir norme. Il conviendrait surtout que les mutuelles santé reçoivent le légitime support de l’Assurance Maladie.

Toutefois, il ne s’agit pas d’une problématique irréversible et il est certain que des solutions existent à condition d’inviter les acteurs de ce schéma à se réunir. Il serait de bon aloi de réunir les professionnels de santé, l’Assurance Maladie, les mutuelles santé pour débattre autour de cette thématique. A ce propos, « la CSMF et le SML entendent différencier les dépassements des compléments d’honoraires qui sont dus à un décrochage entre le montant du remboursement et la valeur de l’acte  bloquée depuis des années malgré l’augmentation continue du coût de la pratique. Les deux organisations proposent tout d’abord d’investir dans la valeur des actes et de mettre en œuvre un secteur optionnel ». Cette proposition émanant de deux organisations majeures qui représentent les professionnels de santé est intéressante mais ce débat est trop complexe pour ne pas prendre le temps d’écouter l’opinion de tous. Enfin dans l’hypothèse où un tel débat serait organisé, il est indispensable de réserver une place de premier choix aux assurés sociaux.

Une épidémie d’intoxications secoue l’Europe

Depuis quelques jours, toute l’Europe est secouée par une terrible épidémie d’intoxications à l’égard de laquelle les autorités sanitaires sont particulièrement dépourvues. Cette épidémie a d’ores et déjà touché plus de 400 personnes au sein de l’Union Européenne et en particulier en Allemagne. Or à la fin de la semaine dernière, trois cas ont été signalés en France mais d’après les autorités qui poursuivent actuellement leurs investigations, il s’agit de cas rapportés. En effet, nous serions en présence de personnes contaminées à l’étranger puis revenues en France. Toutefois, il convient de souligner que l’inquiétude grandie énormément chez les consommateurs qui n’osent plus acquérir les fruits et légumes cités dans les médias comme étant possiblement à l’origines de ces terribles maux. Dans cette optique, il nous appartient de mettre en valeur l’attitude des mutuelles santé qui ont immédiatement diffusé des campagnes informatives au profit de leurs adhérents. Une mutuelle santé dispose effectivement d’une capacité de contact accrue dont elle se sert à bon escient dans de telles circonstances. Au-delà de l’intervention des mutuelles santé, les professionnels de santé ainsi que les médias jouent un rôle central.

C’est pourquoi au regard de la psychose qui s’empare des Français depuis quelques jours, le Gouvernement a pris la décision d’intensifier ses contrôles conformément au communiqué diffusé par le Ministère de la Santé aujourd’hui : « Le dispositif de surveillance a été renforcé, en liaison avec l’Institut de veille sanitaire. Les professionnels de santé ont également été sensibilisés, afin qu’ils détectent et signalent les éventuels cas sur le territoire national. A travers la description de cette épidémie vraisemblablement liée à la présence de déjection animales, nous mesurons parfaitement les incertitudes planant autour de celle-ci. En conséquence, les pouvoirs publics ne souhaitent pas prendre de risquer en évoquant des raisons qui pourraient ensuite être démenties. Dès lors, nous sommes actuellement inscrits sur les bases du principe de précaution sur le territoire hexagonal qui contrairement à nos voisins Allemands est visiblement épargné jusqu’à présent.

Accès aux soins dégradé pour les étudiants

Mutuelle santé intervenant à titre complémentaire mais également principal pour la protection sociale des étudiants, la LMDE est un organisme reconnu sur la scène médicale Française. Forte de cette reconnaissance en tant que mutuelle santé résolument rationnelle et à l’écoute des besoins formulés par les étudiants, la LMDE formule régulièrement des propositions relatives à cette problématique. Au-delà de la délivrance d’une mutuelle santé dans son acception complémentaire, il convient de prendre conscience qu’elle intervient également en tant qu’organisme principal. Cette double compétence est parfois très mal comprise par les étudiants notamment au moment de la rentrée universitaire. Il est effectivement fréquent que cette mutuelle santé propose des stands afin de présenter son activité et les personnes chargées de les animer n’opère pas souvent la distinction entre la partie complémentaire et la partie principale ce qui entraîne des incompréhensions et des adhésions à la mutuelle santé sans volonté initiale. Toutefois mis à part la problématique financière, le fait d’adhérer à une mutuelle santé est une excellente décision pour les étudiants.

Par ailleurs, la LMDE réalise régulièrement des enquêtes destinées à la compréhension optimale de la situation des jeunes sur le territoire hexagonal du point de vu médical. Or, les conclusions du dernier rapport publié sont assez accablantes et préoccupantes : « Si les étudiants, parce que jeunes, sont globalement en bonne santé, cette 3ème enquête sur la santé des étudiants révèlent ainsi des tendances lourdes de dégradation des conditions de vie et de l’accès aux soins des étudiants ». En conséquence, il convient de s’alarmer car les pratiques et habitudes médicales prises à l’occasion de la jeunesse ont une influence directe sur toute la vie d’adulte. Dès lors, il serait de bon aloi que les pouvoirs publics prennent conscience de la nécessité de traiter la question de la protection sociale des étudiants avec davantage de considération car elle impacte très directement sur la santé de ceux-ci.

CPAM Côte-d’Or : le succès d’Internet

L’avènement d’Internet sur le territoire hexagonal est à l’origine d’un profond bouleversement de la structuration de la protection sociale sur le territoire hexagonal. Dans un premier, Internet a énormément favorisé la présence des mutuelles santé mais celle-ci doit être relativisée. L’adhésion accrue à une mutuelle santé depuis quelques années trouve surtout sa source dans le retrait progressif de l’Assurance Maladie. Il est néanmoins incontestable qu’Internet a consacré les mutuelles santé en France. Dans un deuxième temps, l’Assurance Maladie s’est vue contrainte de s’adapter à cette évolution en favorisant deux aspects fondamentaux. D’une part, l’Assurance Maladie a développé ses services virtuels afin de moderniser la gestion de son activité de protection sociale et pour réaliser de substantielles économies. D’autre part en raison de son incapacité chronique à maintenir les nouveaux de remboursement réalisés dans le passé, l’Assurance Maladie s’efforce de diversifier son activité. Ainsi, elle propose énormément de conseils et d’informations à caractère médical notamment par le biais d’un site dédié intitulé ameli-santé.

Or, cette nouvelle trajectoire empruntée par l’Assurance Maladie et étroitement liée à Internet rencontre un succès incontestable puisque de nombreux assurés basculent vers une gestion strictement virtuelle de leur protection sociale : « Avec plus de 50 000 inscrits au site ameli.fr, la communauté des éco-assurés en Côte-d’Or ne cesse de s’élargir, confirmant ainsi les attentes fortes du public et l’engagement de l’Assurance Maladie à proposer des solutions adaptées pour simplifier les démarches de santé ». En somme, il est particulièrement rassurant de constater qu’un tel mastodonte des services publique soit parvenu à s’adapter de manière aussi rapide et efficace aux nouvelles données du monde moderne. En revanche, il serait désormais de bon aloi que l’Assurance Maladie et les mutuelles santé connaissent un rapprochement dont l’intérêt résiderait dans une gestion facilitée de la protection sociale pour les assurés. Nous pourrions notamment imaginer un portail Internet commun à ces deux organismes complémentaires et aujourd’hui indissociables.

AMELI : les nouveautés annoncées

S’inspirant du développement des mutuelles santé sur Internet, l’Assurance Maladie s’est dotée d’un outil particulièrement efficace. Alors qu’elle a longtemps été critiquée pour le retard accumulée par rapport à une mutuelle santé, l’Assurance Maladie fait aujourd’hui figure de modèle dans l’administration tant ses services Internet sont d’une rare qualité. Ainsi, l’arrivée d’Internet dans l’univers de la protection sociale a complètement bouleversé les schémas en présence. Tout d’abord, Internet a permis l’émergence pour ne pas dire l’avènement des mutuelles santé qui sont des organismes assurant une protection sociale complémentaire afin de compenser les coupes budgétaires imposées à l’Assurance Maladie. Ensuite, le développement d’Internet est à l’origine pour l’Assurance Maladie de l’engagement d’un profond bouleversement d’organisation puisqu’elle a rapidement compris la nécessité de proposer des outils aisément accessibles en ligne. Toutefois en pratique, cela a été assez long et complexe à mettre en plus. Malgré tout depuis quelques années, le site Interne de l’Assurance Maladie nommé AMELI est particulièrement apprécié par les assurés sociaux car il constitue un facilitateur de gestion des cas plus courants.

En outre, l’omniprésence d’Internet en matière de protection sociale est également à l’origine de l’accomplissement de substantielles économies. Elles résultent essentiellement de la restructuration des ressources humaines et de la non impression de millions de documents chaque année. Cependant, l’Assurance Maladie est en constante évolution et elle a récemment annoncé l’amélioration de son service ameli-direct dès le mois de Juin 2011. Ainsi, parmi les nouveautés désormais accessibles, nous retrouvons   »la liste des actes et leurs tarifs pratiqués par les médecins pour les établissements de soins, des indicateurs de volume (nombre d’hospitalisations annuelles, durée moyenne de séjour…), des données tarifaires (montants remboursés, dépassements d’honoraires) et des indicateurs de qualité (prise en charge de la douleur, hygiène et stérilisation…) ». Il s’agit d’une évolution majeure qui permettra aux patients de se faire une idée plus précise des contraintes auxquelles ils seront imposée. En conséquence, les assurés prendront leurs décisions en tout connaissance cause.

Réévaluation des médicaments contenant du Buflomédil

Conformément à sa mission de protection sanitaire des citoyens Français, l’Afssaps procède régulièrement au contrôle de l’intérêt thérapeutique de médicaments commercialisés sur le territoire hexagonal. En effet au terme de plusieurs années de distribution, il est possible de tirer des conclusions sur les effets positifs mais également négatifs d’un médicament. S’il est redoutablement efficace pour soigner ou atténuer telle ou telle pathologie, il sera naturellement maintenu. En revanche si nous sommes en présence d’un médicament n’apportant aucun bienfait médical ou pire suscitant des conséquences secondaires graves, il fera l’objet d’un retrait du marché. Au-delà de la protection de la santé des patients, il s’agit également d’éviter des dépenses superflues pour les organismes de protection sociale à savoir les mutuelles santé et l’Assurance Maladie. Alors que l’Assurance Maladie procède à un remboursement à titre principal, le patient bénéficie d’un complément de la part de la mutuelle santé s’il a la chance d’en être adhérent. Il n’est effectivement pas possible pour toutes les bourses d’adhérer à une mutuelle santé parce que malgré un coût mensuel modéré, cela représente une certaine somme.

Fort de ces objectifs multiples mais complémentaires, l’Afssaps a procédé à la réévaluation du rapport risque/bénéfice des médicaments contenant du buflomédil : « Les médicaments contenant du buflomédil sont des vasodilatateurs périphériques mis sur le marché en 1974, destinés à traiter les symptômes de la claudication intermittente provoquée par l’obstruction des artères des membres inférieurs. [...]En conséquence, l’Afssaps a suspendu l’AMM des médicaments contenant du buflomédil  et a déjà procédé au rappel des lots présents sur le marché ». Il s’agit d’une situation tout à fait remarquable de la part de l’Afssaps qui est emprunte de courage et de détermination. Contrairement aux accusations qu’elle reçoit ponctuellement, l’Afssaps s’inscrit dans une logique résolument sécuritaire et ne se soucie pas des intérêts économiques des laboratoires pharmaceutiques. En revanche, elle prend soin évidement de ne pas porter préjudice à tord à l’industrie pharmaceutique mais c’est un comportement parfaitement légitime.

Journée Mondiale de Lutte contre le tabac

Alors que le prix du tabac ne cesse d’augmenter en France afin de dissuader les fumeurs, cette industrie continue de prospérer de manière exceptionnelle. En outre, les pouvoirs publics imposent aux fabricants d’imprimer des messages de mise en garde sur les paquets de cigarettes commercialisés sur le territoire hexagonal. Depuis quelques mois, ils contiennent également des photographiques parfaitement répugnantes et illustrant les conséquences du tabagisme sur les individus. De plus au-delà de la volonté de protéger la santé des citoyens, les pouvoirs publics entendent apporter des réponses à la problématique entraînée par le tabac en matière de protection sociale. En effet, les mutuelles santé ainsi que l’Assurance Maladie sont excessivement sollicitées par les victimes du débat. Or, il est parfaitement légitime qu’une mutuelle santé ou l’Assurance Maladie procèdent au remboursement des frais médicaux engagés par un patient souffrant de troubles liés au tabac. Les mutuelles santé ainsi que l’Assurance Maladie font également en sorte de soutenir les fumeurs dans leur quête de sevrage en remboursant plus que correctement tous les processus médicaux permettant d’y parvenir.

Par ailleurs au-delà de la mobilisation des pouvoirs publics, des acteurs de la protection sociale (assurance maladie et mutuelle santé) et des professionnels de santé, il appartient également aux fumeurs de faire preuve d’une réelle motivation quant au fait de vouloir arrêter de fumer.  En attendant que ce désir s’empare de tous les fumeurs de manière spontanée, le Ministère de la Santé ne lâche pas prise et multiplie les opérations destinées à alerter autour des dangers du tabac à notre époque qui est d’ores et déjà marquée par une formule de pollution ambiante liée aux véhicules terrestres à moteur notamment : « A la veille de la Journée Mondiale de lutte contre le tabac, Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé et Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé se rendront, lundi 30 mai 2011 à 8h30 à l’hôpital européen Georges-Pompidou ». En conséquence, il nous appartient de souligner cet engagement Gouvernemental d’autant plus que la vente de cigarette constitue une formidable rente pour les caisses de l’Etat.

Mise sur le marché de nouveaux médicaments

Alors que les scandaleux médicamenteux se succèdent en France depuis quelques semaines, l’Afssaps continue à accomplir sa mission de manière remarquable. Particulièrement critiquée par le pouvoir politique mais également certains particuliers, l’Afssaps a fait en sorte de démontrer sa volonté d’assurer la protection des consommateurs de manière optimale. Dans cette optique, elle a profondément bouleversé son organigramme ainsi que ses méthodes de travail en instaurant davantage de transparence pour le bien de tout un chacun. Dès lors parmi les missions principales incombant à l’Afssaps, il faut naturellement citer la délivrance d’autorisations permettant la mise sur le marché de nouveaux médicaments. Ainsi lorsque des laboratoires pharmaceutiques élaborent de nouveaux médicaments, l’Afssaps est tenu de vérifier leur fiabilité mais également leur efficacité. Ensuite, il appartient à l’Assurance Maladie et aux mutuelles santé de les ajouter dans la liste des médicaments remboursés. Toutefois, cette mission relevant de la responsabilité de l’Assurance Maladie et ayant une influence sur les mutuelles santé, ne se fait pas de manière arbitraire. L’Assurance Maladie et les mutuelles santé remboursent les médicaments prescrits aux patients en fonction de critères objectifs fondés essentiellement sur des données médicales.

Ainsi au terme de ces éclaircissements, il convient de s’intéresser plus précisément aux nouveaux médicaments admis sur le marché par l’Afssaps. Ils sont au nombre de 5 et ont été validés à l’occasion de la Commission AMM du Jeudi 26 Mai 2011. En conséquence, intéressons nous à deux d’entre eux afin de comprendre la manière dont l’Afssaps les présente :

-      « Benlysta (belimumab), Glaxo Group Ltd, est un anticorps monoclonal anti-BlyS, indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de lupus érythémateux systémique très actif avec auto-anticorps positifs, en association aux traitements habituels.

-      Xgeva (denosumab), laboratoires Amgen Europe B.V., indiqué dans la prévention des complications osseuses chez les patients adultes atteints de métastases osseuses de tumeurs solides ».

En somme, il apparaît très distinctement que l’Afssaps incite énormément sur l’intérêt thérapeutique des médicaments pour lesquels elle délivre une autorisation de commercialisation. Il est évident que cet organisme se concentre exclusivement sur des données médicales et n’entre absolument pas dans le débat commercial car cela ne relève pas de ses prérogatives statutaires.